Archive pour novembre, 2009

Les marchands de bonheur

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Si l’ampleur de la crise que nous traversons se mesure à la fréquence d’utilisation des mots « joie », bonheur », « heureux » par la publicité, il y a de quoi s’inquiéter.
La « fin du superficiel », la « quête de sens », le « retour aux fondamentaux », toutes ces formules creuses et autres billevisées entendues ici et là dans la bouche de publicitaires éminents, accouchent finalement d’une communication rétrograde qui justifie ainsi son manque d’ambition et sa frilosité créative.

La « méthode coué » tient lieu de stratégie de communication.

Sous prétexte de revenir à des valeurs fondamentales, la publicité emprunte, sans le savoir, des voies qui puisent leur inspiration dans un passé où le choix judicieux d’une voiture, la découverte d’un nouveau réfrigérateur suffisaient à vendre un bonheur familial calibré, une époque où la publicité s’appelait encore « réclame ». Où sont les « plus produits » dans la promesse du bonheur (LCL, Bmw, Carrefour…) ?

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Publié dans:Actualité |on 23 novembre, 2009 |Pas de commentaires »

La respiration d’un mur

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Arnaud Jourdain vient de réaliser un travail superbe en créant une animation à partir de 5 ans de prises de vues du mur d’enceinte de la maison de Serge Gainsbourg. Sa réalisation donne tout son sens aux différentes strates de grafitis qui recouvrent la construction. L’image s’anime comme la reconstitution de l’histoire géologique d’un terrain, un terrain fondamentalement humain.
http://www.vimeo.com/6704105

Publié dans:Actualité |on 23 novembre, 2009 |Pas de commentaires »

2009, la FIAC en son palais

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Au même titre que le Festival de Cannes qui, après une première semaine généralement pluvieuse, annonce les « beaux jours », la FIAC est un rite saisonnier auquel je sacrifie, entre les vendanges (j’ai depuis peu un pied dans les vignes) et les potirons d’Halloween. Cette année, aucun mouvement visible, aucune tendance pour faire oublier la magnificence de la canopée du Grand-Palais, écrin surdimensionné vers lequel tous les regards se portent, plus sûrement que sur les cloisons des galeries. Les « vieilles valeurs », au fil des sentiers balisés, assurent le spectacle : la galerie Seroussi consent à mettre en branle quelques « Tinguely » à la demande de Madame Veil que j’ai l’honneur de cotoyer sur le stand. La galerie Applicat-Prazan attire une foule de badauds grâce à de superbes « Soulages » peints dans les années 50 et qui font écho à la rétrospective du Centre Pompidou. La progression du peintre depuis 50 ans, toute en subtilité, est marquée par l’évolution de sa gestuelle qui, d’animale est presque devenue clinique, magnifique d’une rigueur maîtrisée.
Derrière la vitrine du « cendrier » de Damien Hirst, je cherche en vain des incrustations de diamants ou des traces d’or qui pourraient conférer à l’œuvre une quelconque valeur. Quelques « Garouste » ayant acquis la force d’un « Rouault » impressionnent tandis que l’envoûtement d’un « Basquiat » opère encore.
Comme chaque année, je suis trop couvert et le soleil qui darde à travers les verrières m’incite à sortir prendre l’air.

Publié dans:Actualité |on 2 novembre, 2009 |Pas de commentaires »

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