Archive pour janvier, 2010

Ça carbure à la burqa !

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Je profite du « débat » sur la burqa (ou le niqab ou je ne sais quelle autre invention du diable…) pour exhumer un concept que j’avais proposé il y a pas mal d’années à la marque de lingerie Rosy qui souhaitait réanimer sa notoriété avec une campagne qui marquerait les esprits.
Un des concepts que j’avais soumis (cf. ci-dessus) suggérait que, sous la barbarie textile imposée par la mâle frustration, le désir de séduction restait le plus fort. Cette idée m’avait été inspirée par un reportage sur les femmes iraniennes qui les montrait très préoccupées par leur apparence et où on les voyait, chaque matin, se maquiller, se pomponner avant d’enfiler leurs « scaphandres autonomes » pour leur immersion quotidienne dans la vie publique.
Comme je l’avais pressenti, Rosy avait été intéressée par ce concept mais n’avait pas souhaité donner suite…

Pour en revenir à ce fameux débat qui embrase la France et ses médias, bien plus sûrement que la crise, le chômage, la précarité, le déficit et autres plaies réelles, j’ai bien peur que les vraies intentions de ceux qui agitent ce morceau de tissu comme étendard de leurs vertus républicaines ne soient pas très reluisantes. A chacun son minaret !…

Mes travaux sont visibles sur mon site professionnel : http://www.michelcollin.com

Publié dans:Actualité |on 27 janvier, 2010 |Pas de commentaires »

La belle et le bête

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Lu ce matin dans la presse un extrait du bouquin de souvenirs de Balkany relatant sans pudeur une supposée liaison avec Brigitte Bardot. On imagine mal le couple Balkany/Bardot à l’époque de la grandeur de Bardot. Car, même si Balkany et Bardot rivalisent aujourd’hui de vulgarité, il ne faut pas oublier que Bardot fut un mythe alors que Balkany n’a jamais été que médiocre…

Publié dans:Non classé |on 19 janvier, 2010 |Pas de commentaires »

Coke en Stock

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Pour illustrer la disparition du célèbre photographe Dennis Stock, la plupart des supports qui ont choisi de traiter le sujet ce matin accompagnent leur papier de la photo mythique de James Dean, un matin de l’hiver 55 sur Times Square. Pour des raisons exclusivement pratiques, l’image est découpée pour répondre aux exigences des espaces octroyés et même souvent torturée jusqu’à devenir panoramique pour s’insérer entre un chapo et un texte stéréotypé.

Pourquoi les rédacteurs vouent-ils un tel mépris à une photo qu’ils admettent pourtant comme mythique, en l’utilisant au gré des espaces qui leurs sont dédiés, sans aucun respect pour le cadrage voulu par son auteur ?

Que devient cette photo, amputée des gouttes sur la flaque d’eau du premier plan ? Toute la mélancolie du personnage est transmutée par le prolongement de son reflet dissous par les ondes de pluie sur la chaussée déserte. Quant au ciel de plomb qui semble lui faire ployer les épaules, il est un des acteurs principaux de cette scène définitive sans lequel l’image perd une grande partie de son sens malgré la formidable photogénie du sujet.

Publié dans:Actualité |on 18 janvier, 2010 |Pas de commentaires »

L’atmosphère de Pandora

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A l’entrée du cinéma, je saisis des lunettes plutôt lourdes, loin des lunettes vert et rouge en carton de mon enfance qui transformaient la vision stéréoscopique en séance de torture. Dès le début du film, je suis tenté de comparer avec et sans lunettes. Avec les lunettes, le film semble recouvert d’un voile gris qui en atténue la luminosité et les contrastes et je trouve gênant d’être ainsi « bridé » par une prothèse, d’autant plus que l’effet 3D n’est pas immédiatement perceptible. Je soulève et abaisse quelques minutes encore mes lunettes avant d’être finalement « aspiré » par un spectacle ahurissant.
Le reste est un enchantement procuré par des décors et des personnages extraordinaires dont la magie est amplifiée par un effet stéréo véritablement bluffant.

J’assiste à une « rupture épistémologique » appliquée au domaine du spectacle. C’est, en plus, une excellente nouvelle pour le cinéma qui, grâce à une technologie judicieusement employée, s’extrait, pour un temps encore, de la rivalité des DVD, Blue Ray et autres écrans plats de la sphère privée.

Le récit est à la hauteur des prétentions techniques. J’ai beaucoup lu parmi les critiques qu’il s’agissait d’un énième film manichéen où s’opposeraient David et Goliath. Ce film, s’il est parfois manichéen est, en tout cas, le premier film depuis « Apocalypse Now » qui donne à l’armée américaine*, loin du sempiternel stéréotype d’armée libératrice, le rôle d’une bande de mercenaires au service de la cupidité. Même les ONG y sont traitées à travers le prisme d’une certaine vision critique puisque, au-delà des bons sentiments associés, elles sont ici dénoncées comme le « cheval de Troie » d’un impérialisme implacable. Quant à la fable écologique, si simpliste soit-elle, elle est évidemment d’actualité au moment où vient de se dérouler la « tragédie de Copenhague ».

James Cameron, loin du stéréotype, fabrique des mythes qui s’appuient sur nos archétypes. L’histoire d’amour entre l’indigène de Pandora et le soldat blessé échappe à la bluette par la transgression qu’elle suppose et la lente initiation qui conduit à l’incorporation (dans tous les sens du terme…).
Si vous ne l’avez pas déjà fait, je vous incite, comme vous l’aurez compris, à vous déplacer pour voir ce film sans vous soucier d’un consensus que j’admets pouvoir être dissuasif.

* En l’occurence, il s’agit ici d’une armée « terrienne » mais qui a tous les contours de son homologue américaine.

Publié dans:Actualité |on 18 janvier, 2010 |Pas de commentaires »

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